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Les paysans
mettent la Le "Pop Art Rural"
façon La belle aventure des Hangar't ou la mémoire Les pinceaux pas sots A Nizon, chevaux rime Nizon
plonge dans
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Nizon plonge dans le pot de peinture Depuis quelques semaines, le petit bourg de Nizon, situé à une portée de pinceau de Pont-Aven, renoue avec le popart. Une expérience unique, menée dans le cadre du Mai des Avens, qui tient à la fois de lart populaire et de lexpression spontanée.
QUIMPERLÉ - Le lieu est singulier. Par terre, traînent de vieilles boîtes, en tas impressionnants, vestiges rouillées de lépoque où lusine Lomenech mettait du boudin noir en conserve. Dans un coin, une carcasse dauto. Aux poutres, des toiles. Daraignées Depuis quelques semaines, le hangar désaffecté - mais non désinfecté- revit. Les habitants de Nizon, pot de peinture à la main, ont investi lendroit. Il y a là, plusieurs agriculteurs, retraités comme Aristide, ou en activité comme Hippolyte et Odile, sa femme. Jusquà la semaine dernière, ils étaient peintre-tôlier, barman, crêpière, charcutier, bûcheron, ébéniste ou retraité de la Royale. Aujourdhui, ils sont artistes. Hangart Ils ont
retrouvé de vieilles photos de famille sous lescalier et ils en font des peintures.
A lacrylique, sur des panneaux de contre-plaqué. Leur technique se rapproche de
celle du popart des années soixante. Par référence, ils ont appelé leur curieux
atelier Hangart .
De la patience Entre l
autoportrait dAristide tenant un petit cochon dans ses bras, et Césari
dJo, le saxophoniste qui a fait valser tout le canton dans les sixties, on aura le
choix. Linspiration est rurale. Et colorée. Derrière cette opération, il faut peut-être voir aussi un petit pied-de-nez à Pont-Aven. Car on est à une centaine de mètres du Saint-Paul-de-Vence breton, mondialement connu depuis Gauguin et Sérusier. Mais attention, ici, cest Nizon, cest pas Pont-Aven. Nuance. Faut pas semmêler les pinceaux. Il y a pourtant bien quarante ans que le petit bourg de Nizon a été absorbé par la cité des moulins. Une fusion manifestement pas encore tout a fait digérée.
Gildas LE BOZEC.
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