N i z o n

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"L'ancien calvaire de Nizon",
1995. Acrylique sur contre-plaqué. Groupe d'enfants nizonnais sur les marches du
deuxième calvaire de Nizon.
Ce calvaire, situé devant le restaurant "Les Vieux Chênes" a été démoli
pour permettre une meilleure circulation des voitures dans la traversée du bourg.
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Nizon,
cest la campagne de Pont-Aven. Nizon, son bourg, ses hameaux regroupés autour des
chapelles de Trémalo, Kergornet, Kergazuel et Saint-André. Sans oublier Kergoadic,
lEnfer et le Croissant-Kergoz. Jusquen 1954, Nizon et Pont-Aven (à
1,5 km) étaient deux communes distinctes ; elles sont depuis cette date
rattachées. A Nizon, il y avait 181 exploitations agricoles en 1956, on
nen compte plus aujourdhui que 39. Dans le bourg, seulement trois commerces
ont subsisté.
La " cité des
peintres ", cest Pont-Aven. Mais cest à Nizon que Paul Gauguin
peignit quelques-uns de ses plus beaux tableaux. Le Christ Jaune
(1889) est inspiré du Christ sur la croix, sculpture en bois polychrome du dix-septième
siècle qui se trouve dans la chapelle de Trémalo. Le tableau est aujourdhui à
Buffalo, aux Etats-Unis. Le Christ vert, lui, est inspiré du
calvaire de Nizon ; le tableau se trouve aux Musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles.
Qui se souvient quil y a un peu plus de cent ans, le même Paul Gauguin proposa
au curé de Nizon daccrocher dans son église le fameux tableau Vision
après le sermon, ou La lutte de Jacob avec lange ? Oeuvre
magistrale, peinte en 1888, que le curé refusa. Le tableau est visible aujourdhui
à Edimbourg.
Comme lécrit Paul
Burel, journaliste à " Ouest-France " et nizonnais pure
souche : " Je me reconnais bien dans cette communauté rurale
anonyme, généreuse sans ostentation, méfiante sans calcul. Assez authentique pour tout
dire, cest-à-dire rétive aux modes et aux faux-semblants, donc un peu rude. Xavier
Grall ne sy était pas trompé... Nizon nest pas le bled anonyme que suggère
la géographie administrative. Cest un bourg frontière, entre terre (Melgven) et
mer (Névez), paysannerie et bourgeoisie, culture et agriculture. Bref, une perle rare de
village un peu schizophrène, à légo parfois à fleur de peau. Dépossédée de
son statut de commune, la "paroisse" vit ombrageusement son mariage de raison
avec Pont-Aven, la "capitale" nombriliste et mercantile qui a raflé sans
vergogne lhéritage de Gauguin, en se reconvertissant furieusement à lart de
consommation courante. "

Marie-José Le Tallec pose en
costume traditionnel en compagnie de sa petite-fille devant le tableau "Portrait
de Marie Ligeour-Scao". |
A Nizon aujourdhui, les jeunes qui
veulent vivre et travailler au pays nont pas beaucoup de possibilités. Sur la zone
artisanale de Kergazuel, les deux principaux employeurs (40 emplois chacun) sont la
biscuiterie " Traou Mad " qui fabrique les fameuses galettes de
Pont-Aven, connues dans le monde entier, et la société de transports SBTL, deuxième
employeur de la commune après la Ville de Pont-Aven.
Faut pas rêver, Nizon nest
pas New York !
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