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L'origine
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Le Hangart a vu le jour en février 1992, à Nizon, sous limpulsion dYves Quentel. Journaliste, ancien assistant du photographe Michel Thersiquel à Pont-Aven entre 1969 et 1972, Yves Quentel est un passionné darts plastiques. Il décide de se lancer dans cette aventure du Hangart à loccasion de la création du festival artistique Le Mai des Avens , organisé par la Jeune chambre économique de Quimperlé. Lidée ? Travailler sur la mémoire dune petite commune rurale, Nizon. Retrouver des documents et des photos, pour en faire des tableaux. Le Hangart, dit alors Yves Quentel à Alain Grall, lun des initiateurs du Mai des Avens, cest les gens de Nizon qui racontent eux-mêmes leur histoire. Je leur apporte lidée et les moyens de le faire. Plus justement, je recherche avec eux les moyens à mettre en oeuvre pour y parvenir . Des réunions sont organisées chaque dimanche au café-boucherie Le Noc au bourg de Nizon ; les gens apportent leurs photos, retrouvées dans les boîtes à chaussures ou les albums de famille.
Au fil du temps, dit Yves Quentel, j avais limpression de plus en plus nette de leur voler quelque chose. Cétait comme si je memparais de leur histoire. Très vite mest alors venue lidée de faire réaliser les peintures par les habitants de Nizon eux-mêmes . Ils étaient une poignée à la première réunion de février 1992 ; depuis, ils sont près dune cinquantaine à avoir réalisé au moins un tableau à latelier du Hangart. Dès Pâques 1992, les premiers tableaux du Hangart sont peints à lancienne conserverie Lomenech, bâtiment désaffecté, à la sortie de Pont-Aven. Latelier de Pontic-Malo, vaste hangar aux murs dénudés, sur lesquels sont accrochées les peintures grand format aux couleurs vives, a des allures de factory , la fameuse usine expérimentale dAndy Warhol, linventeur du pop art. La première exposition (29 tableaux) y est inaugurée le 30 avril 1992, la veille de louverture du Mai des Avens. Tout à coup, Nizon se met à ressembler à New York...
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